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8 choses à savoir sur le test d’entrée à la mission




8 choses à savoir sur le test d’entrée à la mission

 

La période du test d’entrée à la mission, particulièrement anxiogène pour les parents d’élèves et pour les élèves également, approche à grand pas. Ismaïl Boukili, fondateur du centre de soutien scolaire Bookmania à Casablanca, qui accompagne chaque année des élèves qui préparent ce concours, vous dit tout ce qu’il faut savoir sur cet examen particulièrement sélectif. 

 

Sur quoi porte le test? 

Officiellement, rien ne filtre sur les contenus des tests d’entrée à l’école française. Mais un élève qui souhaite postuler au test est censé réviser le programme de l’année, c’est une question de bon sens. Cela s’applique à tous les niveaux, mais dès qu’il s’agit des petites classes, les choses se compliquent. Car autant un élève peut réviser un cours de maths de 3ème, autant on a du mal à concevoir ce qu’un jury peut bien demander à des élèves qui postulent pour intégrer la grande section. Vous trouverez néanmoins certainement dans votre entourage des parents d’élèves dont l’enfant  a passé le test, et qui pourront vous renseigner. A contrario, méfiez-vous des informations que vous retrouverez sur les forums: on y lit tout et son contraire…

 

Comment et quand s’inscrire? 

Les demandes d’admission doivent être saisies sur le site www.efmaroc.org. Important, “L’ensemble des opérations de suivi (accusés de réception, informations, réponses…) se fera par courrier électronique. Une boîte mél valide, fonctionnelle et permanente est donc absolument indispensable. Si vous n’en possédez pas, vous pouvez soit en créer une, soit faire appel à l’un de vos proches qui en détient une. Evitez d’utiliser la même adresse pour des enfants de familles différentes (utiliser la même adresse email pour les fratries).”

L’ouverture des inscriptions a généralement lieu à cheval entre le mois de mars et le mois d’avril pour les admissions sur test d’entrée.

 

LIRE AUSSI – Soutien scolaire: “Nous apportons à nos élèves tout ce que l’école ne peut plus apporter”

 

Qui peut s’y inscrire? 

Si les élèves de nationalité  française sont admis d’office, les élèves marocains ayant effectué deux années complètes durant les 3 dernières années en France ou ailleurs dans une école française homologuée par le Ministère français de l’Education Nationale peuvent également être admis sans test d’entrée “du fait de leur cursus antérieur, dans la limite des places disponibles”.  A l’inverse, les élèves marocains n’ayant jamais été scolarisés ou ayant été scolarisés moins de deux ans dans une école française homologuée, en France ou à l’étranger à l’exception du Maroc doivent quant à eux passer le test. Important : les enfants doivent absolument être inscrits dans un établissement situé dans leur ville de résidence principale.

 

Existe-t-il des élèves prioritaires? 

Les élèves issus de fratries dont l’un des membres est scolarisé dans un établissement de type AEFE ou OSUI bénéficient d’un traitement de faveur. “Ces élèves seront soumis au test d’entrée et bénéficieront d’un recrutement prioritaire si le niveau obtenu équivaut à un minima défini par le SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle). Cette nouvelle disposition sera effective sous réserve des places disponibles”.

 

 

Combien de chances a-t-on de réussir le test? 

Selon une source à l’Ambassade de France, le taux d’admission du test d’entrée à la mission est de 33%. Un taux bien au dessus des informations qui circulent un peu partout sur le Net. Mais attention, il existe des disparités entre les régions: de fait, des villes comme Casablanca ou Rabat, qui concentrent l’essentiel des demandes, sont ultra concurrentielles. Du coup, le taux d’admission se situe autour de 10% à peine. Dans d’autres villes, comme Agadir, le taux de réussite au test d’entrée affiche quasiment 100%, poursuit notre source.

 

Qui a le label “Mission”?

 

Il existe plusieurs réseaux d’enseignement français au Maroc : les établissements de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) et les établissements de l’OSUI (Office Scolaire et Universitaire International). Une troisième catégorie d’établissements vient s’ajouter : les établissements privés marocains partenaires, également appelés établissements homologués. Parmi les plus connus, on retrouve l’Ecole Al Jabr, le Collège-Lycée Léon l’Africain qui relève du Groupe Scolaire El Bilia, ou encore le Groupe scolaire La Résidence. “Tous ces établissements d’enseignement français sont homologués par le Ministère français de l’Education Nationale et offrent les mêmes garanties quant à la reconnaissance des études qui y sont poursuivies et des examens qui y sont préparés”, note le service de Coopération et d’Action Culturelle, de l’Ambassade de France au Maroc, qui chapeaute l’Enseignement français au Maroc.

Enfin, à partir de la rentrée 2017, l’offre pédagogique sera étoffée avec l’ouverture de l’Ecole Française Internationale de Casablanca, une structure reconnue par l’Etat français. 

 

 

Qui y enseigne? 

 

Dans le cas des établissements relevant de l’AEFE et de l’OSUI, on trouve une grande partie de fonctionnaires titulaires du Ministère français de l’Education Nationale, mais ces établissements recrutent de plus en plus de contrats locaux. Dans le cas des établissements homologués, le recrutement du corps professoral se fait à la discrétion de la direction pédagogique.

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