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Amour, belle-famille et carte de séjour: Le calvaire d’une étudiante marocaine en France




Amour, belle-famille et carte de séjour: Le calvaire d’une étudiante marocaine en France

Les histoires d’amour finissent mal, en général. A voir la galère dans laquelle Imane Bentalb, étudiante marocaine installée en France, il faut croire que la chanson disait vrai…
Tout commence en 2013 quand cette jeune étudiante en histoire originaire d’un petit village marocain selon Midi libre, qui rapporte cette histoire, fait la connaissance d’un homme, un français originaire du Maroc, dont elle tombe amoureuse. “Ce n’était pas un mariage arrangé”, répète-t-elle à la police française, dans un français “claudicant”, écrit le journaliste qui a recueilli son témoignage.

La permission pour manger un morceau de pain…

L’histoire d’amour tourne court. Une fois à Draguignan (dans le sud est de la France), Imane s’installe chez sa belle famille, où les rapports sont conflictuels. “Tout de suite, les rapports avec sa belle-mère se révèlent compliqués. Voire impossibles. “Dans cette maison, je n’avais aucun droit, se souvient la Marocaine. Elle m’humiliait, disait que j’étais une incapable. Même pour manger un morceau de pain, je devais demander sa permission.”

Les choses se compliquent quand, la veille de l’Aïd, l’époux demande à sa femme de se joindre à lui et sa famille pour les célébrations. Mais Imane lui répond qu’elle préférerait passer la fête avec lui seulement. “Il a refusé, en disant qu’il devait nécessairement se rendre là-bas. Moi, il m’a dit de partir faire l’Aïd chez mon oncle, en Italie. Mon mari devait venir me chercher quelques jours plus tard.”

Drame familial, puis…juridique

Imane attendra son mari, en vain. En fait, celui-ci est resté en France, “et profite de l’absence de sa femme pour déposer une main courante contre elle au commissariat, pour abandon de domicile conjugal. Une ruse organisée de toutes pièces, selon Imane. La prochaine étape pour Rachid est celle de demander la séparation. Le drame, jusqu’ici familial, devient alors juridique”.

Conséquence, le titre de séjour de la jeune étudiante engagée malgré elle dans une procédure de divorce, n’est pas renouvelé, car elle n’habite plus avec son époux. La jeune femme vit maintenant à Millau, avec une cousine. Entre-temps, la plainte s’est transformée en procès et Imane a reçu une convocation chez son mari, mais n’habitant plus avec lui, elle n’en su jamais rien. Il y a quelques jours, début novembre, eut lieu la dernière audience pour le divorce, mais Imane, une fois de plus absente et non représentée, n’a pas pu défendre son cas. En toute logique, elle reçoit fin novembre un courrier lui indiquant qu’elle est obligée de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours.

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