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Asmaa El Arabi, au commencement était le snap




Asmaa El Arabi, au commencement était le snap

Près de 24.000 fans suivent sa page The Tberguig sur Facebook. À 23 ans, la jeune femme originaire de Casablanca s’est lancée dans une drôle d’entreprise: camper face iphone des archétypes de la société marocaine. De la fonctionnaire flemmarde à la femme de ménage langue de vipère en passant par la lycéenne nunuche de la mission française, son regard rate rarement sa cible. Rencontre.

 

Raconte-moi un peu ton parcours scolaire…

J’ai fait mon lycée à Lyautey, à Casablanca. Je suis passée par la prépa Masséna à Nice avant d’atterrir à la Neoma Business School à Rouen. J’ai pas mal voyagé durant mes études. J’ai fait des stages à Casablanca, à Paris dans une start-up et à New-York dans un showroom de designer. J’ai aussi fait un échange dans l’équivalent de Sciences-po à Mexico (la même que l’actuel président du Mexique). Actuellement, je suis en fin de cursus (majeure finance d’entreprise). Je ne suis plus étudiante dans 4 mois si tout va bien.

 

Quand est-ce qu’est née l’idée de ces personnages ?

Justement, c’était pendant l’un de mes stages. Je travaillais sur une marque qu’avait lancée ma sœur à Casablanca et je pigeais parallèlement pour la Nouvelle Tribune. Un jour, j’ai eu l’idée d’une chronique et on l’a publiée sur la version électronique du journal avec la bénédiction de mon boss. Ces chroniques ont tout de suite eu pas mal de succès et c’est vraiment là où j’ai voulu en faire un concept. Je voulais garder l’idée du jeu de mots, du trait d’esprit et du calembour mais avec un habillage plus moderne, qui prête davantage à rire, disons. De là sont nées les capsules vidéo. J’ai d’abord commencé The Tberguig sur snapchat.

Suivez Asmaa sur Snapchat : asmdarabie

C’est le réseau sur lequel je suis la plus active.

 

 

Que pensent tes parents de ta passion ?

Ils adorent ce que je fais ! Ma mère regarde mes vidéos 15 fois par jour. En fait, il faut que je vous avoue que ma mère et mes tantes m’inspirent énormément. Elles m’apportent beaucoup de matière (sans qu’elles le veuillent). Pour répondre à ta question, je pense que ça ne les angoisse pas beaucoup parce que ma passion n’a commencé a vraiment prendre de l’ampleur que vers la fin de mes études. Je ne risquais pas vraiment l’échec scolaire.

 

Globalement, tu dirais que ta passion te sert ou te dessert dans ton parcours scolaire, professionnel?

Ça me sert plutôt! En première année d’école de commerce, j’avais écrit une pièce de théâtre sur le mélange des cultures et on avait remporté un prix… Au-delà de cette anecdote, je pense que le fait de camper des personnes qui sont inspirés directement des gens que j’ai pu croiser dans ma vie a renforcé mon sens de l’observation. Et ça n’a pu être que bénéfique pour mes études. De façon générale, ma passion n’empiète pas trop sur mes études… Parce que je travaille et mûris mes personnages un peu partout : dans ma salle de bain, dans la rue, avec mes amis…

Des projets, des envies ?

Je travaille sur différents projets en ce moment effectivement. J’ai bouclé un tournage avec une société de production casablancaise. Le projet va sortir dans quelques jours. Il s’agit de petits épisodes qui vont être diffusés sur Youtube. Ça s’appelle « L’école des mères ». Je ne vous en dis pas plus. Je travaille également sur un spectacle qui est encore en phase d’écriture. Ça ne sera pas du stand-up mais plutôt une galerie de personnages. Un peu comme ce que je fais actuellement mais sur une scène.

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Universités et écoles supérieures au Maroc, classes prépas, BTS, etc