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Des milliers de manifestants contre les CDD dans l’éducation nationale





Enseignants et parents d’élèves sont sur la même longueur d’onde. Et ils le font savoir. Face à la rentrée scolaire désastreuse (un mois de retard par rapport au calendrier officiel, surbooking des classes dû au manque d’enseignants…), quelque 2000 personnes se sont réunies dimanche 17 octobre dans le centre-ville de Casablanca pour crier leur mécontentement. 

 

 

Il y a quelques jours, les médias se sont faits l’écho d’instructions royales pour le recrutement d’enseignants pour faire face à la crise. Message reçu cinq sur cinq. Quelques jours plus tard, le ministère de l’Education et le ministère de l’Economie et des finances annonçaient qu’il s’attelait au recrutement de 9000 cadres enseignants selon Medias24.

Il faut dire que la situation est urgente. Au moment de la rentrée, quelques 10 000 enseignants stagiaires ont fait grève après ne pas avoir reçu leur indemnités complémentaires,tandis que, 10 000 autres enseignants manquaient à l’appel (départs à la retraite et autres dvd…).
Si bien qu’à la rentrée, les classes se sont retrouvées totalement surbookées (on parle de 60 élèves par classe, alors que la moyenne dans les pays de l’OCDE est de 21 élèves pas classe. Le Ministre de l’Éducation nationale a reçu dans la foulée des instructions royales différents syndicats de l’enseignement, leur promettant de recruter rapidement plusieurs milliers d’enseignants, sous un régime de CDD.

Mais, toujours selon Médias24, les organisations syndicales ont très peu goûté la proposition, d’autant qu’au terme des 2 ans du contrat, ils devront passer et réussir le CAPES (certification d’aptitude au professorat) puis, “ils passeront à la formule CDI. Ils bénéficieront alors des mêmes avantages que les fonctionnaires… sans être intégrés à la fonction publique”, note le média économique, qui relève que les syndicats ont objecté que les enseignants recrutés devraient bénéficier des mêmes avantages que leur homologues déjà en poste.

Pour protester contre cette proposition qu’ils jugent inappropriée voire injuste, les enseignants formés dans le cadre du “programme national des 10 000 cadres” ont manifesté dans plusieurs villes du royaume.

Des manifestations qui ont parfois été réprimées violemment, comme le montrent cette vidéo.

 

De son côté, la wilaya de Casablanca s’est fendue d’un communiqué indiquant que les forces de l’ordre ont interdit cette manifestation « non autorisée », qui a eu lieu à l’intersection de l’avenue des FAR et l’avenue Hassan II, « en application des lois et règles en vigueur et dans le souci des autorités publiques de préserver la sécurité publique et ne pas attenter aux intérêts des citoyens ou encore entraver la circulation sur la voie publique et exposer les biens d’autrui au danger ».

Lors de cette manifestation, « huit cas d’évanouissement simulés parmi les manifestants ont été enregistrés », précise la même source, notant qu’ils ont été tous évacués à l’hôpital Moulay Youssef qu’ils ont sitôt quitté après s’être assuré qu’ils sont sains et saufs.

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