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“Il faut pousser les étudiants marocains à lire…”




“Il faut pousser les étudiants marocains à lire…”

Pierre Varly est consultant international dans le domaine de l’éducation. Après avoir évolué dans différentes organisations internationales et en tant qu’assistant technique auprès des Ministères de l’Education en Afrique, Monsieur Varly a fondé un bureau d’études au Maroc. Il met son expertise à disposition des organisations internationale, ONGs, Ministères de l’éducation, mais également du public à travers un blog dans lequel il partage son expérience et ses connaissances acquises dans plus de 40 pays.

 

Les bibliothèques scolaires au Maroc

L’importance de l’apprentissage précoce de la lecture n’est plus à démontrer. Les capacités de lecture de l’enfant conditionnent sa réussite scolaire, voir même professionnelle ultérieure. La possession des livres à domicile pour les élèves des premières années est systématiquement associée à de meilleurs résultats en lecture. À partir d’un échantillon d’études réalisées par RTI International dans plusieurs pays, on conclut que les enfants qui ont des livres dans leurs maisons lisent correctement entre 6 à 8 mots par minute de plus que leurs pairs. Cela équivaut à environ six mois d’instruction.

Les enfants peuvent lire à l’école mais également en dehors de l’école. Malheureusement, d’après le HCP, les enfants marocains passent en moyenne 3h de leur journée à regarder la télévision, 31 minutes à faire la sieste, 14 minutes à se détendre ou à ne rien faire. Moins de 3% des enfants de 7 à 14 ans pratiquent la lecture à la maison et les filles lisent plus que les garçons. La lecture est en concurrence avec la télévision, les consoles de jeu et Internet, phénomène qui n’est pas propre au Maroc. La pratique de la lecture est donc peu fréquente à la maison. Qu’en est-il à l’école et dans les bibliothèques publiques?

Etat des lieux des bibliothèques au Maroc

Les bibliothèques publiques au Maroc semblent souffrir d’une certaine léthargie qui engourdit leur développement et leur utilisation de façon optimale. Le nombre de bibliothèques publiques rattachées au ministère de la Culture est relativement modeste puisqu’il ne dépasse pas 145, soit une bibliothèque publique pour 200 000 habitants.

L’examen de la carte de répartition des bibliothèques publiques rattachées au ministère de la Culture révèle leur inégale répartition géographique au niveau national, régional et entre les villes et les campagnes. Le ratio de livres par habitant est de 0,02 livre en moyenne. Ces chiffres sont largement en de ça des normes internationales. Le nombre d’utilisateurs des bibliothèques publiques relevant du ministère de la Culture s’élève à 1 067 000 par an, ce qui représente 4 % de la population marocaine.

Au Maroc peu de livres sont disponibles pour les élèves à la maison et dans les écoles publiques. Selon l’enquête PIRLS 2011, 53% des enfants ont déclaré qu’ils n’ont aucun ou peu de livres à la maison et 24% ont une étagère de livres. 35% des écoles primaires publiques ne disposent pas de bibliothèque scolaire, tandis que 27% ont une petite bibliothèque (500 titres ou moins).

En dehors de cette étude, personne ne connaît, aujourd’hui avec suffisamment de précision, l’état réel des bibliothèques scolaires au Maroc, ni son impact et le rôle qu’elles peuvent jouer dans l’amélioration de la qualité de l’éducation. Dans les questionnaires statistiques du MENFP, la rubrique Q03 (Espace d’accueil) renseigne sur l’existence et l’état des bibliothèques (en tant qu’infrastructure) mais les données ne sont pas publiées dans l’annuaire statistique du Ministère. Le questionnaire statistique ne renseigne pas sur la dotation en ouvrages, le personnel, l’utilisation par les élèves, superficie…

Auparavant, les bibliothèques scolaires étaient gérées par le Centre National des Innovations Pédagogiques et de l’Expérimentation et le sont maintenant par la Direction de la Vie scolaire, selon les textes.  Au niveau ministériel, il n’y a pas un budget bien déterminé concernant l’approvisionnement des livres et matériels nécessaires pour les bibliothèques scolaires, surtout au niveau primaire.

La présidente du Réseau Pour la lecture au Maroc a d’ailleurs interpellé, le chef du gouvernement sur cette question à travers une pétition. « L’une des raisons de la crise de la lecture au Maroc est l’échec du système d’éducation et de formation à faire aimer le livre aux écoliers. La bibliothèque dans les écoles, espace dynamique dédié à la lecture, est négligée, voire fermée. », Rachida Roky.

Les actions du gouvernement

La note ministérielle N° 156 du 17 /11/2011, sur la mise en œuvre opérationnelle des bibliothèques scolaires précise de:

  • Veiller à leurs enrichissements par des manuels scolaires validés par le Ministère, et par les ouvrages pédagogiques correspondant aux principes et aux choix selon le contexte marocain,
  • Accorder une attention particulière aux bibliothèques scolaires en termes de réhabilitation et équipé avec des équipements et des moyens de travail et d’encadrement employant la technologique moderne,
  • Continuer à travailler sur le prêt tel que déterminé par la note N°26 (du 11/02/1992).

La vision stratégique de la réforme 2015-2030 du CSEFRS (Conseil Supérieur de l’Education de la Formation et de la Recherche Scientifique) au Maroc, s’appuie sur trois importants fondements que sont l’équité, l’égalité des chances entre les élèves, la garantie de la qualité d’enseignement et l’intégration de l’apprenant dans le tissu économique et social.

Plusieurs mesures d’accompagnement des bibliothèques scolaires sont prévues :

  • L’élargissement du réseau des bibliothèques et des centres de ressources au niveau local et régional et leur connexion aux établissements et centres d’éducation, de formation et d’information, ainsi que le renforcement des ressources humaines en cadres spécialisés dans la documentation et l’animation pédagogique et culturelle,
  • La réhabilitation des bibliothèques scolaires et des médiathèques en leur fournissant les ressources adaptées aux apprenants de différents âges et niveaux et aux différents acteurs,
  • la dotation des établissements en bibliothèques scolaires et en médiathèques, en équipements, matériels didactiques nécessaires pour encourager la lecture, l’expression et la créativité par l’écrit.

Les normes internationales pour les bibliothèques scolaires

Il existe des normes internationales pour l’organisation et la gestion d’une bibliothèque scolaire. Selon le manifeste UNESCO de la bibliothèque scolaire, il a été démontré que lorsque les bibliothécaires et les enseignants travaillent en collaboration, les élèves font des progrès en écriture et en lecture, savent mieux apprendre et résoudre des problèmes et acquièrent une expérience des techniques de l’information et de la communication.

Le personnel est chargé d’organiser et de gérer le travail de la bibliothèque scolaire, avec le soutien de collègues. Il travaille avec tous les membres de la communauté scolaire et en liaison avec la bibliothèque publique/municipale et d’autres bibliothèques scolaires.

Pour gérer efficacement la bibliothèque scolaire, il doit posséder impérativement des connaissances dans trois grands domaines: la gestion des ressources, la science de l’information et la pédagogie. Il est important d’avoir un personnel bien formé et hautement motivé, avec un nombre suffisant de membres en rapport avec la taille de l’école et ses besoins spécifiques en matière de bibliothèque.

Les types du personnel sont:

  • Le bibliothécaire scolaire : C’est un bibliothécaire professionnel, titulaire d’un diplôme en bibliothéconomie-sciences de l’information et documentation.
  • L’assistant-bibliothécaire : Il doit avoir une formation élémentaire préalable en bibliothéconomie, travaille sous la responsabilité du bibliothécaire et l’assiste dans ses fonctions.
  • Le personnel secondaire :  l’enseignant-bibliothécaire qui a, en outre, suivi une formation diplômante en bibliothéconomie et documentation ou sciences de l’information ou l’enseignant qui ne possède pas ces compétences, des techniciens, des parents et d’autres types de volontaires.

Selon la corporation des bibliothécaires professionnels du Québec, les principales tâches que le personnel de la bibliothèque scolaire doit exercer sont :

  • La gestion des ressources documentaires,
  • La gestion des documents administratifs,
  • Les tâches administratives,
  • L’animation, formation et services de consultation,
  • Les TIC et la gestion des connaissances,
  • La gestion des connaissances.

La bibliothèque scolaire devrait couvrir un large éventail d’activités et devrait viser à jouer un rôle primordial dans l’accomplissement de la mission et des objectifs de l’école. Les programmes et les activités doivent ainsi être conçus dans une coopération étroite avec les partenaires suivants :

  • Le directeur de l’école doit reconnaître l’importance des services effectifs d’une bibliothèque scolaire et encourager son utilisation dans le but de développer des projets pour l’école ;
  • Les enseignants devront sensibiliser les élèves pour aller à la bibliothèque, emprunter les livres et exploiter toutes les ressources pour améliorer leur compétences en lecture ;
  • Les élèves qui représentent le principal élément cible de la bibliothèque scolaire et qui peuvent participer à son fonctionnement ;
  • Les associations des parents d’élèves qui devront sensibiliser les parents à encourager et soutenir leurs enfants pour la lecture en dehors de l’école ;

Le grand rôle éducatif de la bibliothèque scolaire doit se refléter dans les installations, les meubles et les équipements. Il est très important d’avoir une sorte des critères qui permettent à la bibliothèque de répondre aux besoins de l’école le plus efficacement possible. L’aspect esthétique et ergonomique contribue au sentiment d’accueil aussi bien qu’au désir de lire. Une bibliothèque scolaire équipée de façon appropriée doit avoir les caractéristiques suivantes :

  • Privilégier les matériaux solides et durables, qui amortissent le bruit ;
  • Les passages entre les différents locaux sont accessibles aux enfants à besoins spécifiques ;
  • Aménagement de places de travail ou de lecture le long des fenêtres (niches) ;
  • Répartition des surfaces d’exposition dans toute la bibliothèque ;
  • La hauteur des rayons est adaptée à la taille moyenne des usagers ;
  • Utilisation de mobilier spécialement conçu pour les bibliothèques ;
  • Le mobilier est facilement adaptable en fonction des différents besoins d’une bibliothèque scolaire ;
  • Des gradins, des groupes de sièges et des places de travail aménageables permettent le travail par classe.
  • Sécurité et bon éclairage.

Une bibliothèque scolaire modèle

Les ouvrages/ressources de la bibliothèque scolaire

La bibliothèque scolaire doit offrir un accès à un large choix de ressources et documents qui satisfassent les besoins des utilisateurs (élèves, corps enseignants,…) par rapport à l’enseignement, l’information et le développement des compétences personnelles. Il est impératif que les collections continuent à être développées et actualisées afin d’assurer aux utilisateurs un choix constant de nouveautés.

Les collections ou ressources doivent être constituées :

  • Ouvrages didactiques : ces livres contiennent en général des données factuelles sur un sujet
  • Ouvrages de fiction : cette collection rassemble des livres dont l’information est de type fictionnel, c’est-à-dire de l’information qui ressort de l’imaginaire. Il s’agit de romans, d’albums, de bandes dessinées, de livres de conte, de poésie, de prose, etc.
  • Ouvrages de référence : ces livres contiennent des informations importantes dont on a souvent besoin (dictionnaires, d’encyclopédies etc.).

Pour des raisons de formation, d’uniformité dans la gestion documentaire et de réseautage, il faut opter pour un système de classification unique. Il doit être simple, facile à comprendre et adapté aux différents niveaux. Il ne doit pas nécessiter beaucoup de dépenses dans l’application compte tenu des budgets limités des écoles. La classification décimale de Dewey simplifiée est la plus recommandée dans les bibliothèques scolaires.

Quelles sont les normes actuelles pour le Maroc?

La note ministérielle N°187 du 16/12/1992, sur les bibliothèques scolaires au collège et lycée, a défini les fonctions de l’inspecteur des bibliothèques scolaires et le personnel de la bibliothèque comme suit:

L’inspecteur des bibliothèques scolaires a en charge :

  • La planification des bibliothèques scolaires ;
  • La formation des personnels des bibliothèques scolaires ;
  • L’animation des bibliothèques scolaires ;
  • Le contrôle des bibliothèques scolaires ;

Le personnel de la bibliothèque scolaire s’assure de:

  • La gestion et le prêt des ouvrages ;
  • L’élaboration d’un guide pour le lecteur guide qui définit les services fournis par la bibliothèque et comment les utiliser ;
  • L’émission des publications identifiant le contenu de la bibliothèque et ces activités ;
  • La publication d’une bibliographie pour la bibliothèque ;
  • Organisation de formations à l’intention des élèves sur l’utilisation de la bibliothèque ;
  • Organisation des concours littéraires et d’art.

Propositions de normes pour le Maroc

Pour gérer une bibliothèque scolaire d’une manière opérationnelle selon le contexte marocain, on peut proposer des éléments sur les aspects suivants : profils de poste, comment recruter du personnel pour gérer les bibliothèques, comment permettre l’accès aux ouvrages pour les élèves, comment cibler les ouvrages selon le niveau des enfants et comment enregistrer les ouvrages et réaliser l’inventaire.

Les qualités et compétences fondamentales requises du personnel de la bibliothèque scolaire sont :

  • Idéalement License en Lettres ou Sciences Sociales,
  • Minimum bac +2,
  • un très bon niveau en langue arabe ; et en français,
  • le goût de la lecture,
  • la capacité à communiquer positivement avec le staff administratif de l’école et les enseignants,
  • la capacité de travailler en équipe pour fournir un service efficace,
  • la capacité à comprendre les besoins des élèves et d’avoir de l’amour et de la patience envers eux,
  • avoir des compétences de base en informatique et bureautique (Excel, Word),
  • la connaissance et la compréhension du programme scolaire,
  • la connaissance des documents qui forment le fonds de la bibliothèque et de la manière d’y avoir accès,
  • des compétences organisationnelles, avec la flexibilité requise pour identifier et mettre en œuvre les changements,
  • Avoir de l’imagination, de la vision et une ouverture aux nouvelles idées et pratiques,
  • la capacité à changer de méthodes de travail pour répondre à des situations nouvelles,
  • la capacité de réaliser des animations autour du livre et de la culture,
  • la volonté de travailler bénévolement ou avec des indemnités modestes.

Il n’y a pas de filière de formation pour ce type de profil de poste intermédiaire. L’Ecole des Sciences de l’Information (ESI) est l’institution sans doute la plus à même à former des bibliothécaires mais les sortants s’orientent davantage vers l’informatique et l’ingénierie. Le Ministère de tutelle peut orienter les directeurs des écoles à recruter des personnels, tels que : enseignant supplémentaire, enseignant à la retraite, parent d’élèves, membre d’une association ou jeune qualifié(e) au chômage.

On détermine plusieurs méthodes d’accès à la lecture par les élèves que sont :

  • Lecture sur place (sans animation) : les élèves lisent sur place mais la lecture n’est pas encadrée, animée,
  • Lecture sur place (avec des animations ponctuelles) : les élèves lisent sur place, il y a parfois des animations, lecture de contes/histoires, jeux autour de la lecture (questions),
  • Emprunt : les élèves peuvent emprunter les livres et les lire à la maison,
  • Utilisation en classe : les enseignants peuvent animer des séances de lecture dans leurs classes (coin lecture).

La plupart des ouvrages disponibles au Maroc n’indiquent pas l’âge (sauf préscolaire) ou le niveau solaire de l’ouvrage. Pour faire en sorte que les élèves lisent des ouvrages adaptés à leur niveau, il faut au préalable classer tous les ouvrages par niveau, avec l’aide des enseignants. Ensuite, les livres peuvent avoir des codes comme des pastilles en couleur.

L’apport de la société civile

Certaines écoles sont dotées de bibliothèques grâce à des initiatives prises par des associations de parents d’élèves, des ONG actives dans le domaine de l’éducation ou des efforts personnels de certains enseignants.

L’Association marocaine pour la solidarité et le développement durable (AMSDD) est une association marocaine (étudiants universitaires de la Faculté des Sciences de Rabat) travaillant dans le domaine du développement socio-économique et présidée par Maryam Chakouk avec Mme Nadia Larguet comme marraine. L’association a financé une salle Culturelle « Entr’act dans la commune rurale de Sidi Moussa El Majdoub (Province  de Mohammedia) qui se compose de trois espaces modulables : un espace lecture, un espace théâtre et projection et finalement un espace ateliers.

L’association d’appui aux bibliothèques rurales (AABR) est une ONG qui a été créée en juin 1999 à Rabat. Elle soutient le secteur des bibliothèques (publiques et scolaires) au Maroc rural à travers les objectifs suivants :

  • Contribuer à la création, à la gestion, à l’animation et à la mise en réseau des bibliothèques rurales,
  • Développer la lecture publique en milieu rural en préservant la tradition du livre et en promouvant les autres supports de diffusion de l’information et du savoir,
  • Contribuer à la formation des gestionnaires et des animateurs des bibliothèques,
  • Sensibiliser les décideurs à la nécessité de développer les bibliothèques en milieu rural.

Depuis sa création, l’association a construit huit bibliothèques scolaires, cinq petites bibliothèques publiques, cinq bibliothèques dans les maisons des étudiants, a organisé plusieurs sessions de formation et des activités autour de la lecture des livres et des opérations de cadeaux. Elle a également été sollicitée par d’autres organismes pour la mise en place de trente-neuf coins de lecture dans les écoles rurales et deux bibliothèques scolaires.

Le Ladies Circle Maroc (LCM) est une organisation et un espace qui permet à des femmes âgées de 18 à 45 ans de se retrouver autour des valeurs de l’amitié et de l’entraide. Cette organisation a mené une action «Madrasati Moustakbali » dans laquelle elle a financé une bibliothèque scolaire au quartier Takadoum à Rabat. Ce quartier populaire de Rabat semble d’ailleurs fourmillé d’associations et d’ONGs très actives que ce soit pour la lecture ou pour le soutien scolaire.

Le RLM (Réseau de la lecture au Maroc), une ONG récemment créée, est un collectif d’associations qui milite pour enraciner et promouvoir le livre et la lecture dans la vie courante des Marocains. Pour sa vice-présidente du RLM, Rachida Roky, enseignante à la Faculté des Sciences Université Hassan II Casablanca, la question primordiale se trouve dans l’animation permanente autour du livre et de la lecture pour inciter les jeunes à lire. Le réseau réalise plusieurs projets pour encourager la lecture chez les jeunes et enfants à travers de nombreuses initiatives.

La principale difficulté reste le recrutement de personnel pour gérer les bibliothèques scolaires. Ainsi dans l’école d’Aïn Aouda, à la périphérie de Rabat, le chef d’établissement a dégagé un espace pour servir de bibliothèque scolaire et dispose d’une collection d’ouvrages. Malgré les efforts de l’association de parents d’élèves, depuis plus d’un an la bibliothèque n’est toujours pas fonctionnelle, faute de personnel. Une situation qui interpelle les pouvoirs publics pour redynamiser les bibliothèques scolaires au Maroc et en faire des leviers de développement.

 

 

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