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Lahcen Daoudi critique le classement de Shangai dans lequel les universités marocaines sont absentes




Lahcen Daoudi critique le classement de Shangai dans lequel les universités marocaines sont absentes

Lahcen Daoudi est un homme en colère. Le ministre n’a que très peu goûté l’absence des universités marocaines du dernier classement de Shangai.

Les classements mondiaux des universités se basent sur des critères particuliers qui diffèrent d’un établissement à l’autre, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.

Comparer les universités marocaines avec leurs homologues américaines et britanniques est une chose inadmissible, et ce “pour plusieurs raisons objectives”, a précisé le ministère de l’Enseignement supérieur dans un communiqué.

La comparaison logique des établissements universitaires marocains doit être faite “avec les universités des pays arabes et africains”, a indiqué le communiqué, rappelant que le classement de Shanghai prend en compte plusieurs critères, dont l’obtention de certains prix et distinctions internationaux par les étudiants et les professeurs des universités, tels que “Nobel” et “Fields”, et qui représentent un minimum de 30% dans l’évaluation de l’université. Une critique partagée par le très sérieux site d’information français Lemonde.fr.

Dans ce cadre, le ministère a fait savoir que la recherche scientifique au Maroc a connu des progrès notables ces dernières années, précisant que la production scientifique du royaume a progressé de 83% durant la période 2010-2014 et a nettement augmenté de 230% lors de la dernière décennie.

Par ailleurs, les demandes de brevets ont connu une hausse de 6% durant la période 2010-2014, selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), a relevé la même source, notant que le Maroc a été classé 72e en 2016, gagnant 20 places par rapport à 2012 selon l’indice mondial de l’innovation “Global innovation index”, devançant la Tunisie, l’Égypte et l’Algérie.

En parallèle, le nombre de brevets d’invention, déposés par les universités marocaines et les centres de recherche scientifique auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), a augmenté de 375% en 2014 par rapport à l’année 2010, a ajouté le communiqué.

Dans ce sens, plusieurs universités marocaines, notamment Cadi Ayad de Marrakech, Mohammed V de Rabat et Hassan II de Casablanca, ont occupé des positions satisfaisantes selon des revues scientifiques indexées, notamment le Times Higher Education.

L’université Cadi Ayad a occupé aussi la 59e place dans le classement des 100 meilleures jeunes universités du monde pour l’année 2015, devenant ainsi la première université arabe et l’unique représentante de l’Afrique dans ce classement, qui regroupe plusieurs universités et établissements internationaux de renom.

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