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Le parcours académique des membres de la famille royale marocaine , de l’école primaire aux études supérieures




Le parcours académique des membres de la famille royale marocaine , de l’école primaire aux études supérieures
 Fac de droit pour les uns, école d’ingénieurs ou de sciences politiques pour d’autres… Certains ont choisi d’étudier au Maroc, d’autres à l’étranger… Campus Mag a épluché les articles de presse où il est question du cursus des membres de la famille royale afin de retracer pour vous leur parcours académique, de l’école primaire aux études supérieures. 
 
 
Mohammed VI, le roi fait du droit
Mohammed VI intègre dès l’âge de 4 ans l’école coranique du Palais. Mohammed VI assiste aux cours dispensés par des professeurs rigoureusement sélectionnés avec onze autres élèves, parmi lesquels quatre fils de notables et sept enfants sélectionnés sur la base de leurs résultats scolaires dans tout le pays.

 

roi en classe au collège royal

 

Tout ce beau monde habite l’internat. Ses onze camarades de classe prennent le petit-déjeuner avec le prince, tutoient Smyet Sidi, se chamaillent entre eux…

L’ambiance est, on s’en doute, studieuse: la journée commence à 7h du matin et s’achève à 20h, et Hassan II supervise en personne le carnet de note du prince héritier, qui a une préférence pour la lecture arabe et les sciences naturelles.

En 1973, alors qu’il est âgé de 10 ans, le prince héritier Sidi Mohammed décroche son certificat d’études primaire et poursuit ses études au collège. Il obtient un bac littéraire à l’âge de 18 ans, en 1981. Tout comme son père, le futur roi fera du droit. Il s’inscrit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat de l’université Mohammed V de la capitale. Le futur roi s’installe avec quelques camarades d’études dans une villa à quelques kilomètres de Rabat.

Il obtient 4 ans plus tard sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat. Il choisi comme sujet de mémoire « l’Union arabo-africaine et la stratégie du royaume du Maroc en matière de relations internationales »… En 1987, l’étudiant au sang bleu décroche son premier certificat d’études supérieures (CES) en sciences politiques avec mention. L’année suivante, le voilà titulaire d’un deuxième certificat en droit public, obtenu avec mention. Son père décide de l’envoyer chez Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, où le prince effectuera un stage de quelques mois à Bruxelles.

 

mohammed VI etudiant 1
“Le roi (Hassan II, ndlr) a (…) demandé l’adhésion du Maroc à l’UE – et il veut que son fils en connaisse les rouages et les méthodes (…) Le programme du stage est du sur-mesure (…) il assiste aux réunions de travail et tourne dans les différentes directions de la Commission. Il observe et prend des notes”, écrit le magazine l’Express.
“Tandis que le prince achève son stage bruxellois, le roi envoie le recteur de l’université de Rabat, Saïd Ihrai, l’inscrire à l’université de Nice-Sophia-Antipolis où il veut que son fils poursuive son doctorat. En fait, Sidi Mohammed ne se rendra qu’une fois à Nice, pour soutenir sa thèse, le 29 octobre 1993. C’est au palais qu’il effectue ses recherches, sous la direction conjointe du Pr Saïd Ihrai et de Maurice Torelli, doyen de l’Institut du droit de la paix et du développement de Nice (…) Lui aussi se souvient d’un étudiant «sérieux et appliqué».”
Mohammed VI est également docteur en droit de l’Université de Nice Sophia-Antipolis, et Docteur Honoris Causa de l’Université George Washington depuis le 22 juin 2000. 

 

Lalla Salma, la boss des maths

Maths Sup, Maths spé, école d’ingé, major de promo. Ainsi pourrait se résumer le parcours brillant Lalla Salma. L’épouse du roi a passé deux années en classes préparatoire au Lycée Moulay Youssef de Rabat, où elle habite depuis petite, après avoir quitté Fès à la mort de sa mère pour rejoindre sa grand-mère qui habite un appartement modeste près du quartier populaire Akkari à Rabat.
Lalla Salma lors de la cérémonie de remise des diplômes

Après ses années de prépa, elle passe le concours des écoles d’ingénieurs et intègre l’Ecole nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS).

La future princesse finit major de promo, avec le titre d’ingénieur d’Etat en génie informatique en 2001 avant d’intégrer l’ONA. Sur la photo, la princesse Lalla Salma, au premier rang, lors de la remise des diplômes.

 

 

Moulay Rachid, droit devant
 
Le dernier des enfants de Hassan II a emprunté la même voie que son frère aîné. Moulay Rachid a étudié au collège royale, avant de se lancer dans le droit. Le prince décroche une licence de droit (option administration interne) à l’université Mohammed V de Rabat, située au quartier Agdal.
moulay rachid cartable en main

 

En 1996, alors qu’il est âgé de 26 ans, il obtient son deuxième certificat d’études supérieures, spécialisé dans les relations internationales. Moulay Rachid, qui s’inscrit à l’université Montesquieu-Bordeaux IV, a soutenu en 2001 sa thèse de doctorat, portant sur l’Organisation de la conférence islamique. Tout comme Mohammed VI, Moulay Rachid, une fois adulte, s’est entouré de collaborateurs ayant fréquenté les bancs du collège royal. C’est Khalid Sakhi, un ancien camarade de classe, qui dirige son secrétariat particulier, situé près du Golf royal de Dar Essalam. Le cabinet du prince, qui se trouve au quartier des Ambassadeurs de la capital, est drivé par Mehdi Jouahri, fils du Wali de Bank Al Maghrib et ancien pensionnaire du Collège Royal.

 

Moulay Ismail, un prince à Ifrane
Après avoir  obtenu son baccalauréat à Rabat au Collège royal, Moulay Ismail s’envole pour l’Angleterre, où il intégrer une prestigieuse académie militaire. Le fils de Moulay Abdellah ne trouve pas son bonheur en Grande-Bretagne et rentre au pays, où il décide de s’inscrire à l’Université Al Akhawayn.

 

Moulay Ismail Etudiant 1
Le prince Moulay Ismail visite l’université Al Akhawayn en famille, plusieurs années après avoir obtenu son diplôme

 

Nous sommes le samedi 10 juin 2006, à Ifrane. Une journée spéciale à AUI. Aujourd’hui, c’est jour de graduation pour prince Moulay Ismaïl et ses camarades de promo qui ont intégré en 2002 le prestigieux établissement fondé par Hassan II et le roi Fahd d’Arabie Saoudite (d’où le nom de Al Akhawayn, les deux frères) une dizaine d’années plus tôt. Le prince, vêtu d’un costume gris clair, s’avance devant l’assistance, pour recevoir son diplôme.”Aux premières loges, se trouve sa mère, Son Altesse la Princesse Lamia Solh. Le fils se précipite pour l’embrasser. Elle a tout l’air d’une mère comblée de voir le plus jeune de ses enfants faire partie de l’élite nationale”, écrit Maroc Hebdo.

Le prince, qui vient d’achever ses études dans l’université basée à Ifrane, a décroché un Bachelor en Administration des affaires, spécialité Marketing. Ce même jour, Moulay Ismaïl, président de d’honneur de Hand in Hand, reçoit un prix honorifique de la part des membres de la très active association d’Al Akhawayn, en guise de remerciements pour son action, notamment auprès des nécessiteux de la région. Le fils de Moulay Abdallah, frère cadet de Hassan II, vient alors de fêter sa 25ème bougie quelques jours plus tôt, le 7 mai.

Moulay Ismail graduationDésormais, les habitants du quartier Bir Qacem d’Ifrane ne verront plus le prince rentrer dans sa résidence privée dans sa Mini Cooper, avec laquelle il se rendait souvent à l’école.
A Al Akhawayn, Moulay Ismail débarque en cours avec un jean délavé et chemise jaune, avec une barbe de trois jours.
Il n’est pas rare de le croiser à la cafet, discutant avec son groupe d’amis fidèles, ou dans l’un des terrains de tennis du complexe sportif de l’université, taquiner la balle jaune torse nu sur le cours. Un étudiant (presque) comme les autres…
 
 

 

 

Lalla Soukaina, envoyée spéciale

C’est au 27 rue Saint Guillaume que la nièce de Mohammed VI choisit de poursuivre ses études supérieures, à Sciences Po Paris, un rêve qu’elle caresse depuis toute jeune. En 2004, après avoir obtenu son baccalauréat au collège royal, Lalla Soukaina, élève brillante hésite un temps entre Paris entre New York, mais penche finalement pour la capitale française.

 

Lalla Soukaina
La fille de Lalla Meryem et Fouad Filali rêve depuis toujours de devenir journaliste. Elle fera d’ailleurs quelques années plus tard un stage à LCI, en envoyant une candidature spontanée, comme l’aurait fait n’importe quel autre étudiant, affirme le magazine TelQuel, citant une source proche de la princesse.

 

“La jeune princesse ne débarque pas seule dans la capitale française. Elle est accompagnée de plusieurs de ses amies du Collège royal, venues également poursuivre leurs études. (…) C’est avec eux qu’elle passe la majorité de son temps en dehors des cours. Leur lieu de prédilection lorsqu’ils veulent sortir dîner ? Le Quennie, un bar-restaurant chic situé sur les Champs-Elysées. “C’était un peu le quartier général de Lalla Soukaïna et sa clique. Tous les étudiants marocains de Paris savaient qu’ils allaient l’y croiser les week-ends”, affirme une ancienne étudiante qui a eu l’occasion de la fréquenter quelques fois”, citée par l’hebdomadaire.

 

Sciences Po
Après une année passée à Sciences Po, la petite fille préférée de Hassan II s’oriente finalement vers l’Université Panthéon-Assas optant pour un cursus dans le droit, les sciences politiques et la communication.  Mais contrairement à son frère va travailler à Londres à la fin de ses études à Al Akhawayn, Lalla Soukaïna décide de rentrer au Maroc en 2010, une fois son master en journalisme et communication en poche.
 
 

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