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Les étudiants des ENSA opposés au projet de fusion de leur école avec les EST et les FST




Les étudiants des ENSA opposés au projet de fusion de leur école avec les EST et les FST
La décision de fusionner les FST (Facultés des sciences et techniques), EST (Ecoles supérieures de technologie) et ENSA (Ecoles nationales des sciences appliquées), afin de donner naissance à des écoles polytechniques, a été publiée au journal officiel.

 

Cette décision, voulue par Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur et le formation des cadres, a été l’origine d’un certain nombre de mécontentements dans les rangs des étudiants des ENSA. Ces derniers se sont regroupés au sein d’une commission des étudiants des ENSA au Maroc, composée des présidents des bureaux des étudiants de chaque école (elles sont 11 au total, avec une moyenne de 500 étudiants environ par établissement). Autant dire que cette commission pèse, et qu’elle risque de donner du fil à retordre à Lahcen Daoudi.

 

“Nous sommes contre cette fusion, car elle risque d’être préjudiciable pour les élèves. Nous souhaitons envoyer un message clair: nous ne reculerons pas et nous ne laisserons personne bafouer le droit des étudiants”, nous confie un membre de la commission.
Que reprochent au juste les étudiants à cette réforme? “Nos écoles n’ont pas besoin de fusionner avec d’autres écoles et facultés. Elles ont plutôt besoin qu’on investisse dans leurs infrastructures, d’avoir de meilleurs labos, plus de professeurs.”
Selon notre source, qui répercute un sentiment général au sein de la commission, “cette fusion devrait se limiter à la FST et l’EST, puisqu’une grande majorité des étudiants de la première rejoignent les cycles de la licence au sein de la FST. Cela en ferait une entité homogène”.

 

 
Autre crainte des étudiants ENSAiste: la perte de leur identité. “Nous souhaitons rester indépendants, notre école a fourni des promotions d’étudiants compétents, qui ont fait leurs preuves sur le marché du travail. Cette fusion signifie la fin de notre identité, alors qu’on a fait beaucoup de chemin depuis 1998, avec la création de la première ENSA à Tanger. Pire encore, cette fusion remettra en question l’ensemble des conventions qui existent entre les ENSA avec des Instituts Nationaux des Sciences Appliquées (INSA) en France et d’autres écoles et universités”, s’inquiète-t-on du côté de la Commission.

 

“Il convient de mentionner ici que le décret publié par le ministère n’inclut pas seulement les universités Polytechnique. Il était également question des facultés des sciences de la santé, ce projet qui visait à faire fusionner les facultés de médecine et de pharmacie et celle de médecine dentaire. Sauf que le ministre a finalement reporté ce projet à une date ultérieure pour une raison qui nous échappe” conclut notre interlocuteur, qui semble pointer du doigt le deux poids deux mesures de cette décision.
 

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