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Les gamers marocains ont le talent pour devenir pro!




Les gamers marocains ont le talent pour devenir pro!

Mehdi Sakaly, CEO et Co-Founder de la World Gaming Federation, est une figure incontournable du gaming en France. Mais cet ex élève du Lycée Lyautey de Casablanca n’oublie pas son pays d’origine, le Maroc, où il prévoit un grand show dans quelques mois. Entretien.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours? 

Je suis spécialiste de marketing jeux vidéo et de business développement depuis 10 ans. CEO de WGF (World Gaming Federation), j’ai crée  le premier concept de cette plateforme innovante dans le but d’aider les joueurs que je côtoie et faire en sorte que cette économie grandisse.

Notre but est de changer le monde, chaque leader a commencé un jour avec une forte vision animée par l’ambition, les compétences et une aisance à convaincre.

Etant moi même un joueur de jeu vidéo passionné depuis plus de 25 ans sur toutes les différentes plateformes ayant existé, je m’implique autant que je peux dans les communautés professionnelles.

J’ai pu, au fil des années développer un réseau conséquent et efficace sur des jeux comme Street Fighter, Pro Evolution Soccer et League of Legends.

Je participe dès que j’en ai l’opportunité à des compétitions de jeu vidéo, soit en tant que joueur, soit en tant que simple spectateur.

Je suis par ailleurs passionné de nouvelles technologies, je ne manque jamais une occasion de découvrir de nouveaux marchés, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de jeux vidéo, de réalité augmentée…

En quoi consistait votre travail à Orange? 

Mes responsabilités, depuis que j’ai intégré le groupe Orange en 2009 ont notamment consisté à créer le meilleur service français de jeu vidéo en Cloud sur la box d’Orange. J’y ai également géré plusieurs créations de stands, tournois et animations de la Paris Games Week.

C’est aussi ce département (GOA) qui a édité le jeu League of Legends en Europe.

Le développement de ce service m’a permis de rencontrer plus de 80 éditeurs et de comprendre également leurs problématiques actuelles en terme de marketing.

Que ce soit grâce à mon approche auprès des communautés de jeu vidéo, ou grâce à mes activités professionnelles chez Orange, j’ai pu construire un très large réseau professionnel et international.

C’est pour cette raison que nous avons réuni des experts du jeu vidéo, du web et du marketing pour créer la World Gaming Federation.

Vous organisez des concours de gaming internationaux, notamment l’Euro 2016 qui a rencontré un grand succès en France. A quand une étape marocaine?

Nous avons déjà organisé des étapes marocaines de tournois, qui nous ont servi de test pendant l’Euro 2016 en juin.

Deux tournois en ligne ont été réalisés dans le cadre de la MEDITEL Cup PES 2016, une finale avait d’ailleurs été organisée à Casablanca dans la salle Area12.

World Gaming Federation, compte ouvrir une structure à Casablanca en 2017 et mener des tournois sur plusieurs jeux majeurs, notamment, Street Fighter 5, League of legends et Fifa 17.

L’objectif sera également de donner de la visibilité aux joueurs et équipes qui se qualifieront pour les phases finales qui devraient avoir lieu lors de l’évènement que nous préparons : Le Morocco Games Show fin août 2017 à Casablanca.

Au Maroc, nous avons une grande communauté de gamers. Pensez-vous qu’il est possible pour certains de faire un saut quantique et devenir “pro gamer”, c’est-à-dire d”en faire leur métier?

C’est encore un peu tôt, néanmoins certains joueurs en ont clairement le talent et le potentiel doit être adressé, aussi, World Gaming Federation développe une plateforme multilingue qui permettra aux joueurs de trouver tous les tournois autour d’eux et de mettre en visibilité leurs victoires.

Il est nécessaire de mettre en avant l’écosystème et de fournir des outils permettant aux joueurs et organisateurs de réunir les conditions nécessaires à leur développement.

Il sera également nécessaire de montrer aux marques l’intérêt de sponsoriser ces joueurs et compétitions en fonction des audiences qu’ils génèrent.

Existe-t-il un écosystème du gaming au Maroc?

Oui cet écosystème du gaming existe et il n’est pas récent, des jeux free to play aux jeux consoles, ces joueurs ont des compétences mais leur faible participation aux compétitions internationales et le manque d’évènements officiels des éditeurs au Maroc les empêchent de faire rayonner la nation marocaine à l’international.

De plus, bon nombre de joueurs faisant d’excellents résultats en ligne restent bloqués car les équipes ne recrutent que peu sur le continent africain.

Il faut également noter que le manque de moyens matériels et logistique ne permet pas au Maroc de se hisser pour l’instant au niveau des meilleures nations comme la Corée du Sud.

Enfin les connexions internet de bon niveau demeurent trop peu présentes ou trop chères pour les joueurs qui partagent cette passion du jeu compétitif.
Le Maroc démarre mais il possède tous les atouts pour réussir à condition que les activités d’eSport soient créées, gérées et organisées de manière professionnelle.

La mise aux meilleures normes internationales des compétitions n’est pas qu’une question d’argent mais également une question d’expérience, c’est aussi pour cette raison qu’en tant que président de la WGF, né et ayant grandi au Maroc, j’en ai fait une de mes priorités.

Après avoir fait jouer plus de 70000 joueurs pendant l’Euro 2016 et organisé une ligue de 1200 joueurs dans toute l’Europe, et de nombreux autres tournois de taille inférieure, nous allons mettre cette expérience au profit de l’écosystème marocain.

La plateforme wgf.gg ouverte à tous en sera la pierre angulaire.

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