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Lycée Lyautey de Casablanca – Grève, séquestration et incendie: Ce qu’il s’est vraiment passé




Lycée Lyautey de Casablanca – Grève, séquestration et incendie: Ce qu’il s’est vraiment passé

Mardi 24 janvier 2017. Il est 23h52 quand la direction du Lycée Lyautey et le corps professoral de l’établissement reçoivent un mail sur leur boite professionnelle, envoyé par un étudiant, avec un objet intrigant: “Mouvement lycéen”.

Le lendemain matin, les professeurs n’ayant pas consulté leur email à une heure si tardive, de même que la plupart des élèves, n’étant pas dans le secret, sont surpris d’assister à ce “Mouvement Lycéen”, une grève en fait.

Que disait le mail adressé au proviseur, son adjointe, le conseiller principal d’éducation et aux professeurs coordinateurs? “Nous souhaitons tout d’abord vous faire part de la décision votée lors de la réunion des délégués de Terminale qui s’est déroulée le vendredi dernier : une mobilisation des élèves de Terminale aura lieu le Mercredi 25 Janvier à partir de 8h00”.

Avec cette grève, les bacheliers ont souhaité manifester leur mécontentement suite à la décision d’affectation des notes du bac blanc prévu durant le mois de février au bulletin du 2ème trimestre.

Selon les élèves, la décision de faire grève découle de “la peur légitime (…) de voir leur dossier de second trimestre gâché par les résultats de ce bac blanc, alors même que la date tombe à une période durant laquelle nous devons déjà tenter de répondre correctement aux exigences du second trimestre de Terminale. Le manque de préparation lié à un délai de révision écourté et perturbé par des discussions éparpillées et inquiétante sur la tenue ou non d’un bac blanc poussent vers cette direction”.

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Le lendemain de la grève, plusieurs médias se sont fait l’écho de débordements au lycée: incendie des toilettes de l’établissement, séquestrations des professeurs, insultes etc. Sauf qu’il n’en est rien. A part une ou deux vitres brisées et un extincteur cassé, cette grève s’est déroulée sans anicroche. L’ambassade de France a d’ailleurs tenu à démentir ces allégations.

En réalité, les élèves se sont dans un premier temps adressés au proviseur, qui les as renvoyés vers les professeurs. Ils ont ensuite réclamé des mégaphones, et on continué à manifester tout le long de la matinée. Au final, un compromis a été trouvé avec la direction du Lycée et les notes du bac blanc compteront pour le 3ème trimestre (qui rappelons-le, n’est pas pris en compte dans les dossiers d’admission).

Reste que cette expérience laisse un goût amer à certains professeurs, qui reprochent à leur direction d’avoir décidé de manière unilatérale (sans réunir de conseil pédagogique composé de professeurs) et de programmer ce bac blanc en février, ce qui a engendré ces troubles.

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