Jump to the website

Témoignages: L’enfer de la prépa Math sup Math spé, mythe ou réalité ?




Témoignages: L’enfer de la prépa Math sup Math spé, mythe ou réalité ?

Rythme infernal, concurrence exacerbée, notation ultra sévère… L’enfer de la prépa Maths Sup Maths Spé est-il un mythe ou une réalité? Dix étudiants Marocains témoignent.

Ayoub, lycée Al Kachi
“J’ai obtenu un bac avec mention. Donc le choix des classes prépa était évident. J’ai toujours eu un esprit de concurrence au lycée, cela m’a aidé à mieux affronter ces deux ans. Même si cela n’a pas été évident tout le temps. J’ai pu intégrer une école française qui m’a permis d’accéder à un emploi à Paris. Mes efforts n’ont pas été vains.”
Tayeb, lycée Moulay Driss
“Comme la plupart de mes amis au bac, j’ai choisi la voie de la prépa. Durant les deux ans, j’ai vécu plusieurs périodes où je frôlais le burn-out, mais j’ai quand même pu intégrer une école d’ingénieur marocaine qui, elle, m’a pris d’aspirer à un master en France. Si c’était à refaire? Je prendrais certainement le même chemin.”
Latifa, lycée Moulay Driss
“Je me suis inscrite en prépa parce que je n’avais pas assez de visibilité sur ce que je voulais faire. Je me suis retrouvée dans un monde où la concurrence me minait souvent le moral. J’ai quand même pu décrocher une école d’ingénieur à l’issue du concours national. Le plus dur a commencé lorsque j’ai obtenu mon diplôme. Je réalisais que je ne me retrouvais pas dans ce que je faisais.”
Simo, lycée Marie Curie
“Après mon bac, je me suis retrouvé en prépa. Cela n’a pas été vraiment un choix, ce qui ne m’a pas donné assez de souffle pour aller jusqu’au bout. J’y ai passé trois ans avant de songer à une réorientation. L’ambiance peut être malsaine des fois lorsque l’on se rend compte que tout le monde va se battre pour le concours final.”
Yasser, lycée Ibn Ghazi
“J’ai fait prépa par pression familiale. En plus mes notes dans les matières scientifiques n’étaient pas fameuses. J’ai redoublé la premier année. Une fois le concours passé, je n’ai obtenu aucune école. C’est la troisième année que je repasse les concours sans succès. Je réalise que j’arrive à mes limites, mais je ne sais pas trop quoi faire pour y échapper.”
Hamza, lycée Henri IV
“Après mon bac, j’ai opté pour une prépa parisienne. Tout n’a pas été facile, mais ce n’était pas cauchemardesque non plus. Le plus dur a été la fin de la deuxième année, à l’issue de laquelle j’ai eu mon concours. J’ai pu accéder à une école prestigieuse qui m’a permis d’aspirer à un job que j’aime bien. Mes efforts n’ont pas été vains.”
Sarah, lycée Al Kachi
“A vrai dire, j’ai fait prépa pour faire comme tout le monde. Je sentais que je n’avais pas les moyens requis pour. J’y ai passé deux ans avant de comprendre que ce n’était vraiment pas pour moi. J’ai passé de très mauvaises périodes où j’avais beaucoup de pression. Suite à mon échec, j’ai décidé de m’inscrire à la faculté. C’est un peu le même programme, mais sans l’angoisse persistante du concours.”
Nabil, lycée Moulay Youssef
“Je pensais que j’y arriverais, mais j’ai très vite compris que ça allait être dur. Au delà du programme, le fonctionnement même de la prépa n’est pas pour moi. Les profs dispensent simplement leur cours et encadrent peu les élèves lors de ce passage pourtant crucial. Au bout de la première année, j’ai laissé tomber. Je savais que je serais mieux en sciences humaines.”
Youssef, lycée Moulay Driss
“Mon bac mention très bien en maths me prédestinait à la prépa. Et c’est ce que j’ai fait. Au bout de quelques mois j’ai réalisé que je ne voulais pas finir ingénieur. La formation est trop scientifique et l’ambiance est anxiogène. Je ne pouvais pas m’épanouir dans ce milieu. J’ai donc attendu la rentrée d’après pour m’inscrir en école d’architecture.”
Meriam, lycée Al-Khansaa
“En prépa, le contact humain frôlait le zéro. Tout le monde se battait depuis les premiers jours de la première année jusqu’au concours, deux ans plus tard. Mais cela ne m’a pas beaucoup affectée. Je suis de nature renfermée. J’ai pu accéder à une écolé d’ingénieurs qui, elle, m’a permis de me trouver un job dans une start-up. C’était infernal, mais je ne regrette pas.”

Commentaires



Universités et écoles supérieures au Maroc, classes prépas, BTS, etc