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Moi, Kawthar, marocaine, étudiante à la Sorbonne… à Abu Dhabi




Moi, Kawthar, marocaine, étudiante à la Sorbonne… à Abu Dhabi
« Hala !». Je m’appelle Kawthar Hamma, 22 ans, et j’étudie à l’université Paris Sorbonne. Non, pas à Paris mais à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis.

 

 Après avoir obtenu un bac ES au lycée Léon l’Africain de Casablanca, j’ai voulu faire des études de sciences politiques. Etudier en Europe ça ne me disait rien, aux Etats-Unis non plus, car je pensais que mon anglais n’était pas au niveau, ce qui était source de frustration…

 

J’ai finalement opté pour l’Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat. Après deux années passées à l’EGE, les étudiants ont l’opportunité de passer une année d’échange dans l’une des universités partenaires. J’ai décidé de ne pas suivre le parcours classique mais de prendre une année… sabbatique. Enfin, façon de parler, car on ne peut pas dire que c’était des vacances, au contraire, j’ai plongé dans la vie active. J’ai voulu découvrir de près le monde de la diplomatie. J’ai eu la chance de travailler au sein d’une commission parlementaire, ce qui m’a permis en passant de voyager à travers l’Afrique.

 

Après une année, je commençais à me poser des questions existentielles : qu’allais-je faire de ma vie ? Quelles sont mes motivations ? Et surtout, devais-je reprendre les études ?
La réponse était évidente : oui !

 

A vrai dire, l’idée d’aller étudier dans un pays du Golfe ne m’avait jamais traversé l’esprit. En revanche, je souhaitais être dans un milieu dans lequel je m’épanouirais.
De discussions en discussion avec mes amies, l’une d’elle me suggère les Emirats Arabes Unis « Qu’est ce que je vais aller faire aux Emirats ? » me demandais-je.
Parmi ses suggestions, la « Paris Sorbonne University in Abu Dhabi »… Cela sonnait bien à mon oreille! Je connaissais déjà la prestigieuse université de la Sorbonne, comme tout le monde, mais pas cet établissement. Je jette un coup d’œil sur les programmes.

 

« Paris Sorbonne University in Abu Dhabi, a bridge between civilisation »- l’university Paris Sorbonne Abu Dhabi, un pont entre les civilisations. Le programme m’intéresse, le corps professoral est impressionnant, les infrastructures modernes… Et l’idée de vivre à Abu Dhabi ne me déplaît pas…

 

Petite parenthèse : l’Emirat d’Abu Dhabi, un des sept Emirats du pays, occupe un rôle prépondérant dans la promotion et le développement de l’enseignement et des activités culturelles du pays. L’université résulte d’un accord de coopération internationale entre l’université Paris-Sorbonne et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de l’Emirat d’Abu Dhabi. Le Pays, très ouvert sur le monde, compte énormément d’expats, quasiment 9 personnes sur 10, dans une population d’un peu plus de 8 millions de personnes.
C’est décidé, je postule en ligne pour le programme «International Business and Applied Foreign Languages ».

 

Maintenant, je dois convaincre mes parents de permettre à leur jeune fille de 22 ans d’aller étudier aux Emirats, et de l’inscrire dans une université dont les frais de scolarité s’élèventà 15 802 Euros par an. Sans compter le budget pour vivre, sachant que le niveau de vie aux Emirats est très élevé. Ah, j’oubliais un détail: quand tu es une jeune femme de nationalité marocaine, âgée de moins de 35 ans, et célibataire, vous n’avez pas forcément le profil idéal du candidat au visa pour les Emirats Arabes Unis.
Toujours est-il qu’à ma grande surprise, je suis acceptée, et je réussis à avoir mon visa plus tard!! Yeaaay! Que l’aventure commence. Moi qui ai toujours été nulle en mathématiques je fais des études centrés sur le monde de l’économie et du commerce. Et pour ne rien arranger, je dois étudier en arabe et anglais. Voila de quoi vous prouver que tout est possible, il suffit de vouloir vaincre ses peurs et avoir la volonté d’apprendre.

 

Une fois arrivée au campus de l’université, je me suis rendue compte également qu’il fallait travailler dur pour suivre le rythme de travail, dans une filière qui m’est nouvelle. Je me suis adaptée petit à petit, j’ai progressé… Je n’avais pas le choix, car je devais « briller », aussi bien aux yeux de mes parents qu’aux yeux de l’université évidemment.
Je voulais aussi être une bonne ambassadrice de mon pays. Car oui, je devais faire faire face au stéréotype de la « marocaine vivant aux Emirats ».

 

Au tout début cela me hantait, je ne vais pas vous le cacher. Mais il suffit de vivre une journée dans le pays pour voir à quel point les gens se respectent et respectent autrui. Et j’en profite pour dire à mes compatriotes qu’il y a un nombre immense de femmes marocaines qui représentent avec brio notre pays. Elles sont professeurs, médecins, techniciennes de surface, entrepreneurs, étudiantes, vendeuses, journalistes…

 

Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir quitté le Maroc, et je suis épanouie ici. Je ne regrette pas les efforts que j’ai dû fournir pour convaincre mes parents de ma décision surtout, et du travail que j’ai accompli à l’université. De nouveaux horizons s’offrent à moi, dans un pays en plein essor.
Voilà pourquoi je conseille à mes compatriotes, hommes et femmes, de venir étudier aux Emirats Arabes Unis.

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Universités et écoles supérieures au Maroc, classes prépas, BTS, etc