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Pourquoi les élèves marocains doivent absolument apprendre à coder !




Pourquoi les élèves marocains doivent absolument apprendre à coder !

Karim Serraj est étudiant en finance à l’université de Bocconi à Milan et poursuit des cours de philosophie à l’université de Harvard à Boston. Il prend du plaisir à examiner les changements de paradigmes dans tous les domaines, et se passionne par conséquent pour les sciences sociales. En 2017, Karim lancera sa deuxième compagnie, cette fois-ci une application mobile visant à changer la perception de l’argent. Il nous parle ici de la nécessité d’apprendre à nos élèves à coder…

Aujourd’hui, nous exécutons la plupart de nos tâches les plus routinières grâce aux outils technologiques dont nous disposons. Ils nous permettent de communiquer, de nous déplacer, de nous divertir, de nous instruire, et bien plus. Pourtant pour la majeure partie de la population, il ne s’agit que d’objets modernes qui réalisent leurs souhaits instantanément; et rares sont ceux et celles qui connaissent les procédures internes qui font que, quand nous cliquons sur “Écouter Thriller de Michael Jackson”, notre appareil obéit et invoque les talents du Roi de la Pop.

Obtenir des super-pouvoirs

Il devient de plus en plus clair qu’afin d’améliorer certains aspects de nos vies dans les décennies à venir, il nous faudra vulgariser les secrets de l’informatique, et plus particulièrement du codage, ou programmation informatique. En effet, les experts en la matière affirment que ce dernier nous apprend à réfléchir en détails à des solutions toujours plus efficaces pour résoudre nos problèmes. Ils s’empressent même à dire que des connaissances même basiques en programmation nous doterait d’une panoplie de super-pouvoirs: créativité renforcée, esprit critique amélioré, et compréhension plus claire de nos pensées.

Pour ces raisons, l’idée d’enseigner la programmation dès l’école primaire trotte dans les esprits des gouvernements, et commence déjà à prendre forme dans certains pays tels que la France, l’Espagne, l’Angleterre, les Etats-Unis, et une bonne douzaines d’autres nations. Ceci dit, en Afrique aussi, quelques pays s’enthousiasment à l’idée de vulgariser la programmation à tout âge, sauf qu’il s’agit dans la plupart des cas d’ONG, telles que “Ghana Code Club”, qui toquent aux portes des écoles pour proposer leurs services.

Coder, c’est écrire autrement…

Évidemment, le but n’est pas de former de futurs informaticiens, mais comme l’indiquent certaines recherches, telles que celle menée au Massachusetts Institute of Technology (MIT), coder est une extension de l’écriture. Les bases de la programmation sont applicables dans d’autres domaines académiques et professionnels. D’une perspective sociale, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que toutes les tâches que nous accomplirons seront reliées à l’informatique, afin d’améliorer l’efficacité et la précision de leur exécution. Ceci nous mène à aborder le sujet d’une perspective économique: exécuter nos tâches plus rapidement et plus efficacement veut dire perfectionner nos capacités en management, et donc optimiser la réussite de nos entreprises, et donc de notre économie.

Former les enseignants

Cependant, le principal problème qui se pose aujourd’hui, et que l’on doit surmonter afin de réaliser cette révolution, est la formation des professeurs. La vitesse à laquelle les technologies de notre temps évoluent est bien supérieure à celle à laquelle évolue la formation des enseignants en la matière. Et pour cela, l’une des solutions les plus simples serait que les gouvernements encouragent les enseignants et éducateurs à tout niveau à se familiariser avec les façons dont lesquelles nos technologies fonctionnent. Il faut que les écoles, les universités, les entreprises, et les associations éducatives organisent des ateliers qui vulgariseront ces sujets, pour les jeunes et les moins jeunes, les riches et les moins riches, en faisant attention à ne pas délaisser une partie de la société, mais plutôt à mettre tout le monde sur un même pied d’égalité.

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