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Facultés de médecine: Grand corps malade…




Facultés de médecine: Grand corps malade…

Nos facultés de médecine souffrent de nombreux maux. Linda Sbaï, externe en 6ème année de médecine, a recueilli les doléances de nombreux étudiants, qui nous proposent également une série de remèdes.

 

 

Le diagnostic : nous n’avons pas de support pour toutes les matières.

Le traitement : il faudrait un cours fait par tous les enseignants de la matière, avec les recommandations, une mise à jour régulière, et ce pour tous les modules.

 

Le diagnostic : les cours sont parfois trop exhaustifs. On nous présente des cours de spécialistes. L’information essentielle est alors diluée.

Le traitement: de nombreux étudiants préféreraient qu’ils soient plus allégés et concis.

 

Le diagnostic : la méthode d’enseignement est jugée obsolète par certains étudiants.

Le traitement: il serait souhaitable pour toutes les promotions que les cours soient remis en début d’année. Ce serait certainement plus efficace et enrichissant. Au cours de l’année, des TD ou cours interactifs et pratiques avec des cas cliniques.

 

Le diagnostic : Le contrôle des connaissances théoriques est fondamental, c’est sûr, mais les modalités d’examens pourraient être repensées. « On ne trouve que ce qu’on chercher et on ne cherche que ce qu’on connait » m’avait appris une interniste. Mais à partir d’un certain stade on doit apprendre à raisonner, à combiner et jongler avec nos connaissances et non pas se contenter « digérer-vomir » comme le disent certains.

Le traitement: il serait intéressant de ne plus se contenter des connaissances théoriques, certes vitales, et de miser également sur des cas pratiques/cliniques qui titillent la réflexion et le raisonnement. En d’autres termes, il ne faudrait plus exiger de nous un apprentissage par cœur et une simple restitution, mais chercher plutôt à nous évaluer intelligemment (avec éventuellement des QCM et problèmes cliniques qui portent sur tous les cours de la matière, pour évaluer le travail global, et le raisonnement.)

 

Le diagnostic : en ce qui concerne les examens cliniques en 7ème année (en bref, un patient réel qui représente un cas clinique puis une présentation et analyse devant un jury), certaines questions peuvent être terriblement spécialisées. Malgré le fait que durant notre cursus nous avons la chance de pouvoir avoir un aperçu de nombreuses spécialités, du fait de la répartition des étudiants, certains n’ont jamais eu un stage en endocrinologie ou en dermatologie, et en radiologie ou rhumatologie.

Le traitement: nos examinateurs doivent garder à l’esprit que nous sommes censés être évalués en tant que médecin généraliste. Nous souhaiterions également, quitte-à raccourcir la durée de certains stages, avoir tous l’occasion de passer par tous ces services, car ces spécialités englobent de fréquents motifs de consultation d’un médecin généraliste.

 

Le diagnostic: le programme fait l’impasse sur certaines matières, dont l’intérêt n’est plus à prouvér.

Le traitement: l’anglais médical, la biostatistique, la lecture critique d’article et la gériatrie (avec une pyramide des âges qui s’inverse ce module pourrait ne pas être inutile) devrait être rajoutés au programme d’enseignement.

 

Le diagnostic: certains étudiants et internes rencontrent, que ce soit pendant la période préparation d’examens, ou pendant les stages et les gardes, des moments de faiblesse…

Le traitement: ils souhaiteraient donc une forme d’accompagnement psychologique, ou un contre d’écoute pour éviter des « catastrophes, les dépressions et d’autres troubles psychiatriques ».

 

Le diagnostic: contrairement à d’autres cursus, nos facultés de médecine n’offrent pas la possibilité d’effectuer des années d’échanges dans d’autres universités.

Le traitement: la mobilité des étudiants pourraient être encouragée et rendue plus accessible, grâce à des bourses et partenariats avec d’autres universités.

 

Le diagnostic: devoir enchaîner en 6ème et 7ème année les stages sans qu’on ait droit à des jours de repos peut être épuisant, et réduit clairement notre efficacité et motivation.

Le traitement: avoir le droit à une semaine de vacances par semestre au minimum nous ferait le plus grand bien, à nous et se répercuterait sur notre prise en charge des patients.

 

Le diagnostic: les étudiants reçoivent des indemnités insuffisante. En 7ème année par exemple, année durant laquelle l’étudiant fait fonction d’interne, reçoit à ce jour 900 dh mensuellement, et n’est pas payé pour ces gardes, malgré la charge de travail. Et les résidents bénévoles, soit après huit à 12 ans d’études post-baccalauréat, reçoivent un salaire de 3500 dhs, sous prétexte que les études soient gratuites.

Le traitement: bien qu’elles devraient être augmentées de 200%, elles restent insuffisantes. Il faut réévaluer les indemnités pour permettre à nos étudiants de vivre décemment.

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