“J’ai repris les études à 30 ans”




“J’ai repris les études à 30 ans”

Reprendre ses études à 30 ans, c’est le choix de nombreux jeunes actifs. L’objectif?  Se reconvertir, donner un nouveau souffle à leur carrière et/ou encore franchir un palier en terme de compétences et de responsabilités. Mehdi Sekkouri Alaoui a fait le pari d’investir dans une formation diplômante. Il nous raconte son expérience.

 

 

Pourquoi avoir décidé de reprendre les études à 30 ans? 

 

En 2010, j’ai décidé de tout plaquer pour vivre de ma passion pour le sport. J’ai donc rejoint la Société Nationale de Réalisation et de Gestion des Stades – structure publique à peine créée à l’époque pour construire et gérer les nouveaux stades  – en tant que Chargé de mission auprès du Président du Directoire. Quelques mois plus tard, lors d’un séminaire international tenu à Paris, j’ai rencontré des responsables du Centre de Droit et d’Economie du Sport de Limoges, la référence en matière de formation dans le sport en Europe, qui a formé notamment Zineddine Zidane, Laurent Blanc, Sabri Lamouchi, Fabien Pelous etc. Connaissant mon intérêt pour l’environnement des infrastructures sportives et ma volonté de donner une nouvelle direction à ma carrière professionnelle, les responsables du centre m’ont proposé de postuler pour une formation diplômante sur deux ans. Une fois accepté, j’ai du me rendre tous les deux mois soit en France soit dans d’autre pays européens pour suivre des session de cinq jours jusqu’à ma diplomation en 2012.

 

Pourquoi avoir opté pour cette formation en particulier?

 

Il s’agit d’un DU de l’université de Limoges  de Stadium Manager qui vous destine notamment à la Direction d’Exploitation des Infrastructures Sportives. J’ai très vite adhéré à ce projet parce qu’il m’a permis d’abord de développer une véritable expertise n’existant pas encore au Maroc et bien sur de cerner toutes les problématiques liées à l’environnement des infrastructures sportives. Deux compétences essentielles qui m’aident au quotidien aujourd’hui étant donné que je dirige depuis maintenant quatre ans Capital Sports Organization, l’agence leader en communication événementielle dédiée au sport, qui  affiche à son actif des manifestations majeures telles que la Finale mondiale de la Coupe du Monde Danone, l’Inauguration des stades de Marrakech et de Tanger, le Trophée des Champions 2011, le Grand Prix Hassan 2 de tennis, la Coupe du monde des Clubs FIFA, le Salon International du Sport de Marrakech etc.

 

Pourquoi ne pas avoir choisi une formation au Maroc?

 

D’abord parce que ce type de formation n’y existe pas. Et puis j’avais envie de baigner et d’apprendre dans un milieu professionnel. Mes camarades de classes étaient tous issus d’organisations sportives internationales, de clubs français… Côtoyer ces gens là est très formateur et vous permet de tisser un réseau à l’international non négligeable.

 

Comment avez-vous pu la financer? 

 

C’était le volet le plus compliqué dans cette histoire qui se termine plutôt bien. La structure dans laquelle j’évoluai à l’époque ayant refusé de contribuer financièrement, j’ai décidé de prendre en charge personnellement la totalité des frais scolaires ainsi que mes nombreux déplacements à Paris, Madrid, Londres, Berlin etc. La facture était très salée !

 

Quel impact cela a-t-il eu dans la suite de votre carrière? 

 

J’ai reçu quelques propositions, pour certaines intéressantes, que j’ai bien sûr déclinées. J’ai préféré plutôt me consacrer pleinement à l’entreprise que j’ai co-fondée et que je dirige depuis 2012. Cette formation m’a surtout permis de gagner en efficacité dans la gestion de mes projets et bien sur développer un réseau à l’international inestimable. Capital Sports Organization en profite pleinement et c’est tant mieux!
Parlez-nous de votre ancienne vie professionnelle avant cette formation…

 

Après des études en Communication et en Sciences Politiques à l’Université de Montréal puis à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence, j’ai intégré le milieu de la presse à travers le Magazine TelQuel où j’ai été journaliste puis rédacteur en chef de 2005 à 2009 avant de rejoindre la Sonarges pour une pige d’une année seulement. Fin 2010, j’ai intégré les équipes de Capital Events en tant que Directeur de projet avec l’ambition d’y créer un département sport pour monter ensuite deux ans plus tard Capital Sports Organization.

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