Jump to the website

Une étude scientifique montre que les personnes qui jouent beaucoup aux jeux vidéo sur internet obtiennent de meilleurs résultats à l’école




Une étude scientifique montre que les personnes qui jouent beaucoup aux jeux vidéo sur internet obtiennent de meilleurs résultats à l’école

Voilà une nouvelle qui risque de bouleverser les idées reçues. Une récente étude australienne prouve que les élèves qui jouent fréquemment à des jeux vidéos en ligne réussissent mieux à l’école. En revanche, ceux qui traînent beaucoup sur les réseaux sociaux s’en sortent moins bien. De là à établir un lien à effet? Pas sûr…

 

Les lycéens qui jouent souvent aux jeux vidéo en ligne ont en moyenne de meilleures notes dans les matières scientifiques en général, et particulièrement en maths, ainsi qu’en lecture. Les élèves qui passent leur vie sur Facebook, notamment pour chatter, décrochent de moins bonne notes dans ces disciplines. Et ceci indépendamment du niveau social de la famille dont est issu le lycéen.

 

Comme le note Lemonde.fr, la différence de notes est « significative » statistiquement, notent les auteurs de l’étude, mais ne se traduit pas par des écarts importants de notes – les utilisateurs fréquents de réseaux sociaux ont des notes inférieures de 4 % à la moyenne, et chez les joueurs réguliers de jeux vidéo en ligne, les notes sont supérieures de 3 % à la moyenne.

 

Par ailleurs, comme dans l’histoire de l’œuf et de la poule, les auteurs de l’étude ont été incapable de trancher sur la question suivante: les jeux vidéos en ligne améliorent-ils les performances des élèves ou, autre option, les meilleurs élèves ont naturellement tendance à joueur aux jeux vidéos sur internet. « Par ailleurs, les adolescents totalement absents des réseaux sociaux sont très minoritaires dans l’étude, et les différences de notes entre ceux qui y sont inscrits sont faibles », poursuit Lemonde.fr

Moralité: même s’il existe une corrélation entre utilisation des réseaux sociaux et notes à l’écoles, certains facteurs sont plus déterminants (l’absentéisme, le manque de suivi des élèves ayant redoublé…) Inutile d’interdire aux enfants d’aller sur Facebook et Twitter, les chercheurs préconisent même une toute autre approche: « Etant donné que 78 % des adolescents sur lesquels portait notre étude utilisent les réseaux sociaux tous les jours ou presque tous les jours, les écoles devraient prendre une approche plus proactive pour utiliser les réseaux sociaux à des fins pédagogiques ».

La méthodologie de l’enquête: Cette étude du Royal Institute of Technology de Melbourne a porté sur 12 000 élèves âgés de 15 ans. Les chercheurs ont comparé les notes des lycées participant à l’étude Program for International Student Assessment, un dispositif mis en place par l’OCDE pour suivre les acquis des élèves.

Commentaires