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Une marocaine témoigne: comment j’ai décroché HEC Paris




Une marocaine témoigne: comment j’ai décroché HEC Paris

Bonjour. Je m’appelle Lina El Haid, j’ai 19 ans et je viens de terminer mes deux années de classes préparatoires aux grandes écoles de commerce. Une fois mon bac S obtenu au Lycée Lyautey de Casablanca, j’ai eu la chance d’être acceptée à Intégrale Paris malgré un dossier qui ne faisait pas rêver les grands lycées publics. Dans l’incertitude totale quant à mon orientation, j’ai décidé de me lancer en prépa HEC, plus pour le challenge de la prépa que pour sa finalité, l’école de commerce. Parce que les matières enseignées m’intéressaient (histoire, langues et mathématiques – je conseille d’ailleurs vivement la plateforme kiffelesmaths.com -) et que le challenge m’intéressait.

 

Un 4,25/20 en maths pour commencer

 

Après des débuts difficiles dans un monde totalement nouveau, j’ai pris conscience des enjeux du parcours que j’avais choisi et des exigences des classes préparatoires. Le programme « 2 en 1 », propre à Intégrale, exigeait beaucoup des professeurs comme des élèves, supposés passer le concours en première année contrairement aux habitudes. Le rythme y était encore plus effréné que ne le racontaient les légendes et le concours est très vite arrivé. Après mon premier 4,25/20 en maths, j’ai réalisé que le défi était encore plus important que je ne l’imaginais. Mais le début de première année est difficile pour tous. J’ai vite compris que l’acharnement ne garantissait pas la réussite; au contraire, l’efficacité y contribuait beaucoup. Après avoir passé le concours en première année, j’ai compris que le niveau y était extrêmement élevé et que j’étais loin de mon objectif malgré de bons classements au sein de la classe.

 

Sans trop y croire parce que cela semble inaccessible, on rêvait d’HEC

 

La rentée en deuxième année a été la plus dure. Après un été à cogiter sur le concours, sur mes bonnes et mauvaises performances, je savais ce qui m’attendait, où il fallait briller. Je savais surtout qu’il me restait 8 mois avant le concours. Dès le premier jour, j’ai pris un rythme de travail beaucoup plus intense qu’en première année. Malgré un bon premier concours blanc, l’essoufflement était inévitable et c’est arrivé. L’hiver a été rude et le concours approchait. Dès les vacances à la fin du mois de février, j’ai tenté de reprendre un travail efficace, ciblé, en jonglant entre les plannings, les annales, les dissertations. La période des « révisions » a aussi été déterminante. J’ai pu passer trois semaines dans le Limousin avec une amie en voie économique; même profil, même objectif, mêmes antécédents et même niveau. Sans trop y croire parce que cela semble inaccessible, on rêvait d’HEC. Les séparations ont été difficiles à la fin des révisions, chacune sachant que le lendemain c’était le jour J, le début de la fin.

 

Se concentrer sur ce qu’on peut faire d’encore meilleur

 

Le stress de la veille du concours était positif. L’adrénaline n’est pas un frein, la peur motive. Je me sentais prête sans l’être vraiment, parce qu’on ne l’est jamais vraiment. Mais le moral y est pour beaucoup. Déçue à la fin de ma première épreuve (maths EM Lyon), j’ai décidé de l’oublier et de me concentrer sur la suivante. A chaque fois, laisser derrière ce qui est fait et se concentrer sur ce qu’on peut faire d’encore meilleur. Et puis après deux semaines le concours était terminé, les dés jetés. Les vacances après le concours nous ont permis de tout oublier, de laisser derrière nous les deux ans de préparation à l’écrit pour une semaine de repos. Et le retour à la réalité a été rude, avec la préparation aux oraux mais dans l’incertitude. Puis les 9 et 10 juin sont tombés les résultats, l’admissibilité à HEC. Puis est arrivé le stress du « manque de temps pour préparer l’oral » ou du « j’ai pas préparé HEC parce que je ne pensais pas l’avoir ». 15 juin départ pour l’EM Lyon, 16 juin tests psychotechniques de l’ESSEC, 17-18-19 juin oraux d’HEC, 20 juin oral de l’ESCP et enfin 24 juin oral de l’ESSEC. En 10 jours tout était terminé et joué pour de bon. Les vacances ont commencé le 24 juin avec une attente déjà moins dure que celle des résultats des écrits. Et finalement le 8 juillet j’ai eu la chance d’être admise à HEC. Je partais de loin.

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